Je vous préviens tout de suite, ce n'est pas dans mes habitudes de raconter chaque journée de ma courte vie sur ce blog, mais j'ai la petite manie de conter chacune de mes prés rentrés, chaque année, à quiconque souhaiterait l'entendre, ou le lire. Je vais donc commencer mon récit avec mon réveil en catastrophe par un réveil matin très stressant. Alors voilà, il est 7h et cela fait à peine une poignée d'heures que j'ai réussi à m'endormir après avoir lutter contre le non sommeil. Mais rien à faire, Morphée ne voulait pas me bercer, je sais pas ce que je lui ai fait à celui là. Souhaitant être prête pour partir de chez moi à 8h, j'avais décidé de mettre mon réveil à 6h55. Et puis quelques minutes plus tard, ne trouvant pas le sommeil, j'avais décidé de reculer l'échéance de 5minutes supplémentaires. Il a fini par sonner, à 7h pile, me réveillant en sursaut, la tête dans le c*l, les cheveux complètement en vrac et les draps, forcés à s'exiler à l'autre bout du lit pendant la nuit, à cause de la chaleur. Je me lève, du pied gauche sûrement, me dirige d'un pas mal assuré vers mon miroir géant pour constater les dégâts. Oh, rien d'affolant, comme d'habitude quoi ! Apres une bonne douche pour bien se réveiller, un petit brushing l'histoire de ressembler à quelque chose, direction le petit déjeuner. Hop, un bol de céréales Spécial K au chocolat, expédié en quatrième vitesse, parce qu'il est déjà 7h30. Un petit brossage de dents, un coup de peigne, je choppe les fringues préparés soigneusement la veille, les enfile, me maquille un peu, et descends au rez-de-chaussée. Oh ben finalement j'ai quelques minutes de libres avant de partir, direction l'ordinateur juste le temps de charger un peu mon lecteur mp3, et rajouter UNE chanson qui va tout changer, mais bien sûr, et me voilà partie, dans les petites rues de Toulon, sous un ciel plus gris que bleu pour une fois, mais la chaleur toujours tenace, j'ai chaud, de la musique dans les oreilles et mes cheveux fraîchement coupés au vent. Et je marche je marche, depuis la dernière fois j'évite le bus. Et à mi chemin, je me rends compte qu'il n'est que 8h10 alors que le rendez vous n'est qu'à 8h30, par peur d'arriver trop en avance, je ralentis le pas, je n'aime pas arriver trop en avance. Apparemment j'ai bien réussi mon coup, parce que M. m'appellent vers 8h15 pour savoir où je suis, et qu'elle m'attends devant le lycée alors qu'on devait se retrouver au dessus, au départ. Elle ne fait jamais ce qu'on lui dit. Donc j'arrive au dessus de notre cher établissement, je marche droit devant moi et je vois un gars, inconnu au bataillon, qui me fixe fixement(sans blague !). Les gens peuvent vraiment être bizarres. Je le connais même pas. Je passe devant sans y faire plus attention que ça. J'essaie de me frayer un chemin à travers les différentes personnes assises sur les rambardes, ou adosser au mur, attendant que l'heure du supplice sonne. Je revois des gens que je ne pensais pas revoir de sitôt et surtout ... ici ! Et me voilà arrivée devant mon bon vieux lycée, et me dirige, enfin je fais trois pas, vers mes camarades de l'année dernière. Quand elles me voient, toutes s'esclaffent : «Oh ça te va trop bien !», en c½ur. C'est effrayant. Juste après avoir dit bonjour à tout le monde, le portail s'ouvre sur notre lycée, que je connais plus que bien après tant d'années passées là dedans, tant de sonneries de bon matin les yeux à peine ouverts, quel timing parfait. Je dois dire que sur ce coup là, je me suis étonnée moi-même. Tout le monde rentre, les nouveaux comme les anciens, tous mélangés. Une fois installée dans l'auditorium, j'ai eu une place assise, Attention !, je regarde autour de moi, et constate que quelque chose a changé par rapport aux années précédentes, aucun parent n'est présent. Un grand pas vient d'être fait. Après le sempiternel discours du directeur, qui a été, je tiens à le préciser, le plus court de toute ma scolarité. Chapeau bas, monsieur. Moi qui croyait que ça allait être le plus long et le plus ennuyeux, l'entrée au lycée, et blablabla. Et voilà l'appel des classes, quoi déjà ? Alors 2nde 1 : Je-sais-plus-qui ... Machin-Truc... «Oh j'espère pas être dans cette classe !» dis je à voix basse à M., ma voisine de chaise. «Mais non, regarde y aucun allemand !», me répondit-elle, comme pour me rassurer ... G. T. . (Oh merde, un allemand) ... R. Fanny ... «Eh merde, bon elle est peut être pas si mal que ça après tout.», me lamentais-je. «Oh le c*n, il avait dit qu'il me mettrait avec toi !», s'exclama M., comme vexée. Je me dirige dans la cour, comme tous les ans. Et mon professeur principal n'est autre que ... Madame F. ! (He, dîtes-moi pourquoi tout le monde a ce petit sourire en coin et ce petit sursaut quand je leur dit qui est ma prof principale ?? Elle est si horrible que ça ?) Elle commence mal, nous gueulant dessus pour qu'on se mette sur la droite, pour aller récupérer nos livres, «Mettez vous à droite.» ... «Mais mettez vous à droite bon sang !» ... «Vous connaissez pas votre droite ou quoi ?!» - «Oh ça va, elle veut pas qu'on s'écrase sur le grillage pendant qu'elle y est.» Et chacun notre tour, par ordre alphabétique, nous rentrons dans la bâtiment, pour aller nous charger d'une tonne de livres, qui pèsent le poids de 36 packs de bierre. En attendant, je regarde un peu qui est dans ma classe. Et c'est pas fameux, et je me retourne et aperçois une fille, ma foi, elle a l'air sympa, je vais lui parler, je me présente elle fait de même, elle s'appelle O. Et là, bizarrement, plusieurs personnes viennent squatter, comme si parler avec un nouveau était un signe de coolitude. Ensuite c'est à mon tour de prendre mes livres, et quand j'arrive dans la salle, ils nous annoncent qu'ils ont changé de système et qu'il faut se servir les livres selon nos options etc ... En gros, tu te débrouilles pour trouver ce qu'il te faut, surtout que c'est pas très bien indiqué. Après j'arrive devant la pionne pour enregistrer mes livres, mais elle m'annonce que je ne suis pas enregistrer sur son ordinateur, alors je commence à paniquer un peu, mais y a pas de quoi, il faut juste créer un fichier à mon nom, je suis là depuis la maternelle et je ne suis toujours pas rentrée dans leur banque de données ? Et comme par hasard, tout le monde a fini avec ses livres, sauf moi et ma "nouvelle amie". Et nous voilà toutes les deux seules dans cette salle avec les pionnes. Et là, O. me demande «euh ... tu sais où on doit aller ?» «Ben oui, on va rejoindre les autres devant le bâtiment (Regardant par la fenêtre) Merde, ils sont plus là ! On va où ?» «Ben je sais pas, c'est toi l'ancienne ici pas moi !». Et on se tourne vers les pionnes qui nous disent, d'un air bienveillant, «Vous êtes en P11, Fanny, vous savez où c'est !» Sans problèmes ! Croyant être à la bourre, on commence à courir dans les escaliers, mais arriver en haut de ceux-ci, étant donné que P11 est la première classe en arrivant, on se rend compte que ce n'était qu'une fausse alerte, la moitié de la classe étant encore hors de la classe attendant d'être appelée pour être placée. Eh oui, j'vous jure, ils nous ont encore placés par ordre alphabétique. Eh oh, on est censé être entré au lycée pas à la crèche. Donc finalement on s'est grouillée pour rien. Et puis on nous appelle, il n'y qu'une fille entre nous, dommage. Et puis la prof commence son discours, et blablabla ... Distribution des carnets et des emplois du temps, explications ... 10h, une récré. M., L. (Qu'est-ce qu'elle peut être collante.), O. et moi, nous dirigeons vers un muret pour s'asseoire et observer les gens que nous allons fréquenter cette année. Chacune raconte un peu sa vie. Et puis O. me dit, en regardant M. «Elle a l'air sympa.» Je lui réponds, en pointant Marion «Elle ? Ouais elle est très sympa, super gentille.» Marion n'a rien compris, la pauvre. Parfois elle me fait rire sans le savoir ni le vouloir. De retour en classe, c'est un vrai défilé de professeurs que nous devons subir jusqu'à 12h, dont l'apparition de notre nouvelle professeure d'allemand, Mme P. "C'est pas plutôt polonais ça ?" "Ah, j'aurais plutôt dit russe !". Et pile à cette heure là, tout le monde s'est rué vers le portail, pour se libérer de cette atmosphère trop...scolaire et étouffante ! Et puis chacun reprit son petit bonhomme de chemin... De mon côté, je m'en vais, toute joyeuse, pour rejoindre ma chère cousine que j'aime tant, prête à tenter de nouvelles expériences, tester un nouveau restau ou un énième salon de thé, s'aventurer dans les petites rues de Toulon, pour finalement, après maintes hésitations et une imaginations pas du tout débordante, finir à Grand Var avec elle, à manger au KFC (pour la première fois de notre vie, d'ailleurs on y retournera pas.) avant un bon ciné, un film français pour une fois, tout en pensant à la suite du film de ma vie, à ce que me réserve le prochain épisode. Tout en espérant un Happy End digne des Disneys
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